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Les vertus de la naïveté : Que feriez-vous si vous ne pouviez pas échouer?

Optimisme, Jeunes femmes, Golden Gate Bridge, San Francisco, Ciel nuageux

Ces dernières semaines, j’étais hésitant. Depuis un bon moment déjà, je souhaitais poser deux gestes qui me sortiraient de ma zone de confort.

Le premier était purement personnel. À la fin de l’automne, je m’étais promis d’écrire à quelqu’un. Le temps passait, et je repoussais sans cesse cette communication.

Toutes les excuses semblaient bonnes pour justifier cette procrastination. Manque de temps, manque d’inspiration, fatigue, envie de relaxer en fin de soirée, et j’en passe.

La seconde action était de nature professionnelle. Je voulais commencer un podcast. Je suis un grand amateur de podcast et j’étais tenté par cette aventure qui me permettrait un contact différent avec vous. Je me disais : « ce serait une belle expérience… pourquoi pas? »

Eh bien, j’ai vite répondu à cette question! Manque de temps, trop occupé ailleurs, complications techniques, difficultés à choisir le bon équipement, les bons logiciels, le bon service d’hébergement pour mon podcast, etc.

Fini les excuses!

Voyant combien je remettais à plus tard ces deux actions en particulier, j’ai décidé de passer aux choses sérieuses. J’allais en faire mes priorités!

Sachant à quel point des objectifs clairs et précis augmentent les chances de passer à l’action, je me suis fixé des objectifs très concrets, mesurables, avec une date butoir. J’ai donc pris un crayon et un papier et j’ai écrit.

Le premier objectif ressemblait à ceci : « Telle date, à telle heure, j’aurai envoyé un courriel à telle personne. » Pour le podcast, j’ai choisi un objectif intermédiaire : « Telle date, à telle heure, j’aurai enregistré au moins deux tests complets de mon premier épisode. »

Clair, simple, précis et efficace.

Efficace? Pas cette fois.

Alors que j’avais utilisé cette approche avec succès à plusieurs reprises par le passé, cette fois, je n’en fis rien. La date butoir passa et aucun de mes objectifs n’avait été rencontré. Après des jours, puis des semaines, toujours rien.

J’avais progressé sur plusieurs autres fronts, atteint d’autres objectifs, mais ceux-là, non.

La peur

J’ai fini par comprendre qu’au-delà de toutes mes excuses, une seule était vraiment en cause : j’avais peur.

Peur d’une réaction négative, d’une absence de réaction, ou même, bizarrement, d’une réaction positive. Peur d’avoir l’air ridicule. Peur du jugement. Peur de l’échec. J’étais intimidé et effrayé par ces deux objectifs et je les repoussais sans cesse.

La journée où il est impossible d’échouer

Dans un moment d’autocritique particulièrement bien sentie (OK, je l’avoue, c’était de l’autoflagellation!), je me suis rappelé une citation qui va comme suit :

« Que tenteriez-vous si vous étiez certain de ne pas échouer? »

On ne parle pas ici d’une simple hypothèse ou d’une croyance. Non. Vous SAVEZ qu’il vous est impossible d’échouer! En me posant la question, la réponse était évidente.

Si j’avais la certitude de réussir, j’écrirais ce courriel sur-le-champ et, le jour même, j’enregistrerais des tests de podcast. J’ai décidé de jouer le jeu. En fait, j’ai joué le jeu au point de noter à mon agenda une journée précise où il serait absolument impossible d’échouer.

Au début, j’ai évidemment trouvé l’exercice un peu enfantin, voire même ridicule. Je me suis tout de même engagé à le faire jusqu’au bout. À cette date précise, je m’engageais à sortir du lit avec l’absolue conviction que tout ce que j’essaierais se transformerait inévitablement en succès.

Le retour des doutes… et du père Noël!

Je savais que, ce jour-là, mon esprit finirait tôt ou tard par produire une avalanche de doutes. Je m’étais donc promis de répondre à ces pensées en me disant que, si ces doutes étaient bien valables pour tous les autres jours de l’année, ce jour-là, ils ne le seraient pas.

Lorsqu’un doute se pointerait, je répondrais : « Oui. Tu as bien raison. Je suis d’accord avec toi. Si aujourd’hui était une journée comme toutes les autres de l’année, je serais actuellement en train de foncer tout droit vers l’échec et le ridicule. C’est justement pour ça que je le fais aujourd’hui! Et je n’ai que 24 heures alors il faut faire vite! »

Bref, ce jour-là, j’acceptais de me comporter comme un enfant qui croit toujours au père Noël.

Quatre bonnes tasses de naïveté

Contre toutes attentes, j’ai finalement, le jour venu, atteint mes deux objectifs.

Je m’étais convaincu d’agir, pour cette seule et unique journée, comme si tout était possible. Et je l’ai fait. Parce qu’en fin de compte, c’est tout ce qui importe : agir.

Je n’avais pas réellement à y croire. J’avais simplement à me demander comment je me comporterais si j’avais ingurgité quatre tasses de naïveté.

Que ferait ce Jean-Denis après avoir perdu toute capacité à douter de lui-même? Je n’avais qu’à l’imaginer, puis à l’imiter, sans me poser de questions, pendant 24 heures.

Et ça a marché.

Les vertus d’une journée de naïveté délibérée

Comme je l’anticipais, les doutes sont revenus me hanter le soir même, au moment où je tentais de m’endormir. Après tout, la journée tirait à sa fin. Il était donc logique que la magie de la naïveté commence à se dissiper!

À ma grande surprise, j’ai alors constaté qu’une deuxième voix répondait rapidement à ces doutes : « Et alors? Tant pis! Peu importe ce que ça donnera en fin de compte, je suis fier d’avoir osé! »

Ce soir-là, j’ai compris les vertus d’une petite journée de naïveté délibérée.

L’idée n’est pas de tout régler à coup de pensée magique. L’idée est plutôt de nous recentrer sur une chose que nous aimerions vraiment accomplir, mais que nous n’osons pas faire. Puis d’oser faire un premier pas.

Une journée par mois

Essayez, la prochaine fois que vous serez bloqué dans votre liste d’objectifs.

Par exemple, vous parlez depuis des mois de vous inscrire à un cours de théâtre, mais, bizarrement, vous n’avez « jamais eu le temps » de le faire. Ou vous rêvez depuis des années d’écrire un livre, mais n’avez jamais commencé.

Prenez votre agenda et choisissez une journée dans le mois. Au cours de cette journée, vous agirez comme si, durant 24 heures, il vous était absolument impossible d’échouer. Puis, inscrivez pour cette journée précise une première action qui vous lancerait sur ce nouveau projet.

Qu’il s’agisse d’écrire à l’école de théâtre, de vous inscrire au gym, d’écrire le plan de votre premier livre, ou d’appeler ce membre de votre famille avec qui vous êtes en froid depuis des années, engagez-vous à faire ce premier pas à cette date précise… cette date où il vous sera impossible d’échouer.

Et comme vous n’aurez que 24 heures, vous n’aurez pas une seconde à perdre!😉



 
Image : Ian Schneider

La peur, la confiance en soi et l’action

Manque de confiance, peur, action

« Faites, chaque jour, une chose qui vous fait peur »
– Eleanor Roosevelt.

Il y a deux façons de voir la relation entre la peur, la confiance en soi, et l’action. La première est que la confiance précède l’action, ce qui ressemble à ceci:

« J’ai confiance en moi, j’ose donc passer à l’action… »

« Je n’ai pas peur de cela (parler en public, aborder un étranger, quitter mon emploi, retourner aux études, etc.), j’ose donc agir… »

Cette façon de voir s’illustre aussi de la manière suivante:

« Si seulement j’avais plus confiance en moi, j’agirais… »

« Si seulement j’avais moins peur de cela, j’essayerais… »

Autrement dit, le manque de confiance en soi et la peur sont ici perçus comme les causes de l’inaction. La solution serait donc d’augmenter mon estime de moi ou d’atténuer ma peur pour réussir à passer à l’action.

Je ne suis pas un grand partisan de cette vision des choses.

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